vendredi 31 janvier 2014

Tout savoir sur l'Epiphanie

La date est variable, chaque année elle a lieu le 1er dimanche de janvier, sauf si ce dimanche tombe le jour de l'an, auquel l'Épiphanie a lieu le 2e dimanche de janvier.

Avant d'être associé à la religion chrétienne, le 6 janvier était une fête païenne qui correspondait au solstice d'hiver, qui avait lieu 12 jours après le culte de Mithra, également une fête païenne la renaissance du jeune dieu-soleil, et qui était fixée au 25 décembre suivant le calendrier julien imposé par César. S'en suivait 12 jours et 12 nuits durant lesquels le dieu-soleil venait à maturation, et pendant lesquels démons et enchantements venaient restaurer le chaos primordiale à la renaissance du soleil.

Pendant longtemps, le 6 janvier jour de l'Epiphanie fût plus important que le jour de Noël. 

L'Épiphanie ou Jour des Rois est une fête chrétienne commémorant la visite des rois mages à l'enfant Jésus. Épiphanie provient du grec Epiphaneia, qui signifie “manifestation”, ainsi cette fête célèbre la manifestation de Dieu parmi les hommes. Le 6 janvier de chaque année, on fête 3 grandes manifestations du Christ : l'adoration des mages à Bet-lehem, le baptême de Jésus dans le Jourdain et le premier miracle du Christ aux noces de Cana (l'eau transformée en vin).

Les Églises d'orient mettent l'accent sur la scène du Jourdain, où l'Esprit Saint, sous la forme d'une colombe, proclama Jésus comme le Fils de Dieu. Dans les Églises d'occident, c'est l'adoration des mages qui est célébrée durant l'épiphanie, probablement par opposition aux fidèles gnostiques qui voyaient en l'épiphanie la véritable naissance divine de Jésus, et consacrait à cette fête des célébrations très importantes.

En Espagne, c'est le jour de l'Epiphanie que les enfants reçoivent les cadeaux et non à Noël. On profite de ce "Jour des 3 Rois" pour échanger les cadeaux de Noël.

A l'origine ce sont les rois mages qui apportèrent des présents 12 nuits après la naissance de l'enfant Jésus. Pour cette occasion, on confectionne un pain en forme de couronne parfumé de zestes de citron et d'orange, brandy et eau de fleur d'oranger, décoré de fruits confits et d'amandes effilées. On y glisse une pièce d'argent, une figurine chinoise ou un haricot sec. 

Les rois mages sont des personnages importants.   

La visite des rois-mages exprime la manifestation de Dieu aux païens, dont faisaient partie ces mages venus d'Orient. Ces derniers se mettent en quête du nouveau né en suivant l'étoile des mages, symbole supplémentaire de la manifestation divine. Lorsqu'ils atteignent la crèche de Jésus, les mages se prosternent et l'adorent, puis lui offre de l'or, symbole de la royauté ; l'encens, symbole de la divinité ; et la myrrhe, annonciatrice de la souffrance rédemptrice. La myrrhe est une gomme-résine aromatique produite par l'arbre à myrrhe (ou balsamier), une arbre qu'on trouve en Afrique de l'Est et dans la péninsule Arabique. 

Les cadeaux répondent à une symbolique :  l'or de Melchior célébrait la royauté, l'encens de Balthazar la divinité et la myrrhe de Gaspard annonçait la souffrance rédemptrice de l'homme à venir sous les traits de l'enfant. 

L'origine des Rois mages est aujourd'hui encore obscure. On les dits savants, riches mais errants. Une chanson populaire raconte comment les Rois mages sont venus d'Afrique. Pour l'Evangile, ils arrivèrent de l'Orient.

"Venus d'Orient, trois rois se mirent en route en suivant la lumière de l'étoile qui les guida jusqu'à Bethléem. Ils y trouvèrent l'enfant Jésus, qui appelèrent le " Nouveau Roi des Juifs ". 
Quand ils le découvrirent dans l'étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils s'agenouillèrent devant lui en signe de respect et lui apportèrent de l'or, de la myrrhe et de l'encens."


Les rois mages




La Théophanie est la fête orientale traditionnelle du 6 janvier. Aujourd'hui observée par les orthodoxes, elle fût probablement encore célébrée au 3e siècle à Rome. L'Église romaine fixa par la suite l'Épiphanie au 6 janvier après avoir amené la fête de Noël au 25 décembre au cours du 4e siècle. L'ancien culte fût petit à petit supplanté par la religion chrétienne, en Occident comme en Orient. 



Célébration de l'Épiphanie

Lors de la messe de l'Épiphanie, le prêtre lit le passage des évangiles relatant cet évènement et procède à une bénédiction. De l'encens est utilisé pendant la messe en mémoire de l'encens précieux offert à Jésus par les Rois Mages. Dans les foyers, l'Épiphanie rime avec galettes de rois !

Depuis la Rome antique, on continue à observer cette pratique qui traditionnellement servait à inverser les rôles entre maîtres et esclaves ; le gagnant de la célèbre fève devenant le « roi de la journée », durant la fête des Saturnales. Comme à l'époque, pour éviter toute forme de triche, le plus jeune enfant choisit la part de chacun après s'être glissé sous la table.

 


Mes recettes de galette des rois :
Galette frangipane au chocolat et poires
Galette crème de marron et éclats de marrons glacés
Galette frangipane, pépites de chocolat et orange confite
Galette frangipane et pépites de chocolat
Galette au nutella
Galette aux pommes et chocolat 
Galette crème d'amandes et chocolat de Jean-Paul Hévin


  










 

Recettes et origines de la Chandeleur



La Chandeleur

Recettes et origines de la Chandeleur


La Chandeleur se fête le 2 février, soit 40 jours après Noël. Il s'agit pour les catholiques et les orthodoxes de célébrer le fait que « Jésus est lumière », ainsi que la pureté de la vierge Marie.

Son nom vient du mot "candela" - la chandelle - reprise dans l'expression "Festa candelarum" ou "fête des chandelles".

A l’époque des Romains, il s’agissait d’une fête en l’honneur du dieu Pan. Toute la nuit, les croyants parcouraient les rues de Rome en agitant des flambeaux. En orient, c'était même un jour chômé.

Dès la fin de l'empire romain, l'Eglise avait entrepris un vaste chantier de remplacement des rites païens par des fêtes religieuses, comme c'est le cas pour Noël.

En 472, le pape Gélase 1er décide de christianiser le vieux rite païen des lupercales, rite de la lumière, hérité des romains. Cette fête deviendra la célébration de la présentation de Jésus au temple. 


Dans les églises, les torches sont remplacées par des chandelles bénies que l'on conserve allumées, autant pour signifier la lumière que pour éloigner le malin, les orages, la mort, etc… et invoquer les bons augures à veiller sur les semailles d'hiver qui produiront les bonnes moissons de l'été prochain, mais aussi à la purification, la fécondité, la prospérité, toujours très proches dans les croyances et les traditions.


On organise alors des processions aux chandelles le jour de la Chandeleur, selon une technique précise. Chaque croyant doit récupérer un cierge à l’église et le ramener chez lui en faisant bien attention à le garder allumé. 

Un dicton de Franche-Comté dit d’ailleurs :

"Celui qui la rapporte chez lui allumée

Pour sûr ne mourra pas dans l’année"

Ce cierge béni est censé avoir d’autres pouvoirs. On dit que quelques gouttes de sa cire versée sur des œufs à couver en assurent une bonne éclosion.

On trouve aussi à cette époque de l'année, un rite lié à la purification chez les Celtes qui craignaient tant le noir et le froid au soir de la grande nuit d'Halloween. A l'inverse, en février, l'hiver tire à sa fin. La fête d'Imbolc le 1er février était fête de la purification de l'eau, pour s'assurer fertilité et fécondité avec le retour de la vie en cette fin d'hiver.

Le 2 février est officiellement aujourd'hui dédié à la "Purification de la Vierge". Mais Dieu a préservé Marie du péché originel, alors pourquoi cette purification ?

La Chandeleur commémore la présentation de Jésus au Temple, la tradition juive voulant que chaque premier née mâle de la famille soit amené au Temple 40 jours après sa naissance afin d'être consacré au seigneur. Cette durée de 40 jours correspond à la période durant laquelle les mères étaient considérées comme impures par la loi juive après leur accouchement, interdiction leur était donc faite de se rendre sur un lieu de culte. Une fois ce délai écoulé, les mères pouvaient se rendre au temple afin d'y effectuer un sacrifice animal et recouvrer ainsi leur pureté.

La Chandeleur commémore la présentation de Jésus au Temple
Présentation du divin enfant Jésus au temple


Le jour où Marie et Joseph emmenèrent Jésus au Temple, l'évangile de Luc raconte qu'un homme nommé Siméon y vint, poussé par l'Esprit Saint et la promesse qu'il ne mourrait pas avant d'avoir vu le Messie. Il y prit Jésus dans ses bras et dit « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut. Salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations. Et gloire d'Israël, ton peuple ».

C'est donc cet événement religieux précis que les fidèles se remémorent lors de la Chandeleur.


De nombreux dictons sont nés de ce jour de février, sur le même thème :


"Rosée à la Chandeleur, Hiver à sa dernière heure."



"A la Chandeleur, L'hiver s'apaise ou reprend vigueur"



"A la Chandeleur le jour croît de deux heures".




Origine de la crêpe :

Sa forme et sa couleur évoque le Soleil enfin de retour après la nuit de l'hiver.

Aujourd'hui, comme à Mardi Gras, cette fête est associée aux crêpes que l'on cuisine à cette occasion. Tradition que l'on fait remonter à la coutume de distribuer des galettes aux pèlerins venant à Rome, ou plus simplement, pour se rappeler que la fin de l'hiver approche et que l'on a encore des réserves de nourriture. Cette pratique associant fête des Lumières à la consommation d'un dessert « gras » se retrouve aussi dans la tradition juive qui consiste à manger des beignets lors de la fête de Hanoucha (fête des Lumières du judaïsme).
 

Enfin la crêpe utilise le froment en quantité et les moissons ne sont alors plus très loin. Elle protège en outre la récolte de la moisissure et le foyer du malheur. De nombreux proverbes en témoignent :


"Si point ne veut de blé charbonneux,

mange des crêpes à la Chandeleur"


Le petit journal : la chandeleur



Les paysans faisaient sauter la première crêpe avec la main droite tout en tenant une pièce d’or dans la main gauche. Ensuite, la pièce d’or était enroulée dans la crêpe avant d’être portée en procession par toute la famille jusque dans la chambre où on la déposait en haut de l’armoire jusqu’à l’année suivante. On récupérait alors les débris de la crêpe de l’an passé pour donner la pièce d’or au premier pauvre venu.
Si tous ces rites étaient respectés, la famille était assurée d’avoir de l’argent toute l’année.

Le tout aux lueurs des chandelles, qui par ailleurs éviteront à la cuisine de rester enfumée pendant 3 jours !

Celui qui retourne sa crêpe avec adresse, qui ne laisse pas tomber à terre, celui-là aura du bonheur jusqu’à la Chandeleur prochaine.


La Chandeleur dans le monde

Au Luxembourg, la tradition actuelle hérite de la procession aux flambeaux car actuellement, les enfants parcourent en groupes les rues pendant la soirée du 2 février en tenant un lampion ou une baguette. Ils chantent des chansons traditionnelles en espérant recevoir des sucreries en échange.

Au Mexique, la Chandeleur est un jour férié mais aussi l'occasion de manger des tamales, des papillottes à base de farine de maïs qui peuvent être salées ou sucrées et fourrées avec de la viande ou des fruits.

Aux États-Unis et au Canada, on associe à la date du 2 février une autre fête, le « jour de la marmotte » (Groundhog Day) où la tradition veut qu'on observe la réaction d'une marmotte à la sortie de son terrier. Si elle en sort et ne voit pas son ombre (du fait des nuages dans le ciel), c'est signe que l'hiver finira bientôt. Au contraire, si elle voit son ombre (du fait du ciel dégagé), cela signifiera que l'hiver durera encore 6 semaines.
 

 
Recettes


Recette de base des crêpes

Pancakes aux pommes

Aumônière de crêpes aux noix de saint jacques
 
Aumonière de crêpe à l'oseille